26.2.26

Candle in the wind

 Les plombs ont sauté dans tout le quartier.

Ce qui veut dire que je vais être obligée de faire semblant d'être productive et d'écrire mes futures notes dans un carnet à la lueur d'une bougie.


J'ai déjà envie de chialer.

Kdrama

Il est 2h30.

Je suis dans mon lit avec mon téléphone entrain de scroller into oblivion avant d'aller dormir. 

Ohmondieu

J'ai l'impression de devoir regarder 10 episodes d'une série coréenne avant de voir enfin le premier bisou. 

La tension est à son comble.

J'ai encore une bouteille de mousseux dans le frigo et je tiens à l'ouvrir pour une belle occasion. 


Embrassez-vous, les gars. 

On vous aime déjà. 


Je n'ai même pas besoin de donner des noms. 


Vous sachez. 

You look like you're havin' fun


 Les gens "énigmatiques", ces crevards. Je ne te parle pas d'un pseudo mystère attachant, attendrissant, qui viendrait d'une forme de timidité ou de pudeur. Ça n'a rien à voir avec le café que tu bois le matin en te demandant où Pedro Pascal se situe dans les couleurs de l'arc-en-ciel pendant que tu entammes ton deuxième croissant. Non, que nenni.

Je parle de ceux qui kiffent à fond t'enfumer la gueule, ceux qui sont sur le podium du WTF.

Ces êtres forcément différents de toi pour tout et absolument n'importe quoi, ces êtres incapables de véritable main tendue vers l'autre, d'accord à l'amiable. Ce n'est même pas une personnalité basée sur les goûts, les avis ou les croyances. C'est strictement basé sur leur besoin irrépressible d'être hors de la mêlée, au-dessus des autres et jamais avec. Hors champ, hors sol. Dieu plus que Dieu. Être à terre avec les "communs", no way José. Beurk !

N'avoir aucune logique, aucune cohérence fait qu'ils sont un être spécial, plus fort que le faible car moins lisible. C'est niquer la perception, la réalité de l'autre à grands coups de contraire… pas pour une pseudo vérité, mais juste pour rester à la foutue place au-dessus de l'autre. 

Tordre la moindre opinion, tous les avis et les faits du monde, penser tout et son exact opposé dans le même souffle uniquement pour t'embrouiller la gueule. Et strictement pour t'embrouiller la gueule.

Ces êtres qui ont absorbé l'idée que toute interaction humaine était toujours un rapport de force servant à nuire à l'intégrité de ce qu'ils sont. Ces gens qui s'imaginent que tout lien est une négociation, un chantage, un marchandage dans l'intention de leur vider les poches du cœur, de la tête et du reste avec.

Leur seul lien avec autrui est d'établir un rapport qui oblige l'autre à ne pas trop les atteindre, pas trop les cerner, pas trop les percer à jour. Être authentique revient à choisir entre la peste et le choléra, donc ce sera ni l'un ni l'autre, mon général. Être vulnérable demande à savoir porter notre caca, nos défauts, nos fautes avec les conséquences. Être vulnérable sous-entend pouvoir être pris la main dans le sac parce qu'on a été "démasqué". Être faillible exige une certaine responsabilité de soi. Être vulnérable, humain, est une chose délicate. Les enfumeurs de tronche n'ont aucune envie de ça.

Ils ont compris que le super pouvoir était de n'être ni A ni B. Eux, ils veulent être la lettre de l'alphabet qui n'existe pas. Toute la puissance du truc tient dans l'idée de ne jamais être ci ou ça mais continuellement n'importe quoi quand ça les arrange.

Une girouette servant leur intérêt et le confort de leur place.

Être ce genre de personne énigmatique attire le regard, fait tendre les oreilles et lever des sourcils. Le mystère, l'inconnu a toujours inquiété et excité les gens. C'est la valse permanente de deux sensations si différentes. Ils sont regardés autant que leur mystère perdure.

Ça a la tronche d'une équation qui ferait chialer n'importe quel matheux du MIT. Sauf qu'en vrai, la vérité est bien plus conne que ça. Ils se cachent en plein jour, ces couillons. Le jour où tu comprends qu'ils sont prêts à te dégueuler un festival de conneries juste pour te garder en orbite avec leur salade et que ça ne sert strictement qu'à ça, bah tu peux enfin leur dire "va te faire fouuutre, enflure".

Ce sont des gens qui soutiennent mordicus ne pas vouloir l'attention d'autrui (ouh lala non penses-tu, on est au-dessus du lot) tout en te tordant la main afin que tu restes pour l'éternité à les regarder. Et si tu chiales, bah c'est de ta faute dans leur univers. Pas parce qu'ils ont des procédés de merde.

Et crois-moi, putain, ce qu'ils veulent que tu les regardes, que tu sois là. Leur came de première qualité, c'est : ton temps, ton énergie, ta loyauté, ta gentillesse, ton empathie, ta compassion, etc. Bref, ce qui fait que t'as un cœur qui bat plus ou moins au bon endroit, quoi.

Ils te vident comme des gros cochons et toi, tu finis par être un raisin tout sec en bout de piste.

Ils te chient à la gueule mais ne savent pas vivre sans toi.

Enfin bref, si tu es en interaction avec ce genre de bipède, fuiiiiis.

Si tu découvres que c'est un membre de ta famille : force à toi, tu vas en avoir besoin. Mais tu pourras survivre en arrêtant d'essayer d'attraper leur fumée avec un filet à papillon quand t'auras compris qu’essayer de les comprendre est exactement ce qu'ils veulent, alors qu'en fait il veulent rien donner, ces gros rats. Y a rien !

Rien, te dis-je.

24.2.26

cf. tiger blood.

 <3

I did it my way



Bon, je vois bien que j'ai grave choisi mon parti pris concernant ce blog. En gros, écrire exactement comme je parle IRL dans toutes les directions. Courage à vous, c'est un peu sport. (on dirait juste Charlie Sheen qui carbure à la cocaïne. Le sang du tigre, "WINNING")

Quand je décidérai de faire des textes bien écrits bah je mettrai #quandjécrisbien. C'est pas pour tout de suite. putain, non

Sage décision. Je suis contente, je suis contente.

Let's roll, bitch

 Blogueuses quarantenaires vétérantes tentant de faire revivre la blogosphère en 2026 avec leur note du jour, quoi.

(Ouais bon, par contre, je pense pas avoir le panache ni le bagage pour m'identifier à Hunter, faut pas déconner. Sténia, avec sa Pologne et son lancer de hache — quand moi je me contente encore de pratiquer le lancer de fléchette dans mon garage — me semble donc nettement plus appropriée pour endosser ce rôle. Je suis dès lors soit John soit Johnny et, entre les deux, mon cœur balance. Cela étant dit, pour une raison que je ne m'explique pas, je sens bien qu’au fond de moi, j’ai une sorte de fibre totalement estampillée Cusack. Probablement parce que High Fidelity continue de faire partie de mon top 5. Et surtout...
THE CLASH.)

* Frankie, tu veux la place de Depp ? 

Gotta get up, gotta get out


Mon cycle circadien est niqué depuis des mois. On peut pas traverser sa jungle mentale destroy avec un style de vie organisé. Ce serait comme insulter ou trahir une tradition ancestrale (des fois, les traditions, c'est bien. Un peu comme le cahier des charges Moët & Chandon), un rite de passage. 

Donc, dans un esprit euh qui est ce qu'il est, je me suis tapée avant hier une nuit blanche de 15h. Ouais, bah con à dire, ça a fait une sorte de mini reset dans ma tête (ou aggravé les choses, va savoir, je m'en rends peut-être plus compte). 15 heures qui ont été mises à profit afin de concocter la soundtrack parfaite quand tout part en couille. Et je te parle pas d'écouter Leonard Cohen ou un truc profond quand ça chie dans le ventilo (bien que honnêtement, pour avoir pratiqué plus d'une fois, une bonne bouteille de vin en compagnie de Cohen, ça fonctionne rudement bien. Pareil pour le combo vin + Chavela Vargas... même si tu entraves que dalle à l'espagnol. T'inquiètes, tu lâcheras des sceaux de larmes avec une facilité déconcertante). 

Je te parle de la soundtrack : "Putain quel vaste merdier mais va falloir déambuler de façon cocasse dans une direction un chouïa plus avenante pour le bien-être"

La recette de la muerte girly déglinguée sans se casser le cul :

- La BO de Wolf Of Wall Street
- La BO de Russian Doll
- La BO de Charlie's Angels 1 et 2 (si si, j'insiste)
- La BO de A Simple Favor 1 et 2
- La BO de Birds of Prey (Sway !!)

Ensuite, tu secoues le bordel, fort. Très fort. Et tu rajoutes Good Vibrations des Beach Boys comme une cerise confite (ou la giclée de ton alcool préféré, hein). Drink the fuckin' juice. 

Ce truc m'a assez bien lavé mes sentiments intérieurs. Mieux, je dirais que ça a donné une saveur surprenante. Je me suis dit que ça allait être la soundtrack parfaite pour faire un ménage de printemps anticipé mais ô combien salvateur chez moi façon Jordan Belfort au top de sa forme (ou comme mon père, c'est à dire par le vide ; il était pas très Marie Kondo. Parce que voilà, quand t'es dans ta jungle tragi-comique mystique, t'es pas vraiment à jour question lessives et rangement, ce qui est bien normal -- et peut-être même souhaitable). 

Du coup, cette nuit, j'ai enfin pu aller me coucher à 23h et me lever à 7h30 !!!! Putain, le regain de normalité sans que ça me donne envie de quicher a été accueilli les bras ouverts par mon être disloqué et enfin un peu content. (certes, encore fragile).

Bref ! Je suis donc partie faire les courses en ayant l'impression d'avoir un peu retrouver ce putain de Mojo perdu depuis des mois. Me sentant pousser des ailes, j'ai carrément eu envie de fêter ça avec un verre de vin, quoi. Puis j'ai réalisé que mon moral était encore beaucoup trop groovy pour s'y risquer (les cuites me donnent littéralement envie de me pendre le lendemain. Sérieusement. Pas pour la forme. C'est comme m'envoyer mon syndrôme prémenstruel sous stéroïdes dans la gueule en random select.) Et je viens à peine de sortir de ma mer rouge endo stade 4 (ouais, je t'en prie, j'aime servir des détails, c'est de bon coeur). Donc, je me suis rabattue sur la glace à la fraise Häagen Dazs qui coute la peau du cul dans un move plein de sagesse. 

Faudra aussi que je parle de la soundtrack WTF mais qui marche bien quand tu chiales avec la morve qui dégouline du nez jusqu'au menton. 

Au fait, j'ai jamais compris pourquoi plein de gens pensaient juste au Vietnam en écoutant The End des Doors (enfin si, je suis pas con, Apocalypse Now).... Mais gros, t'écoutes les lyrics, des fois ?! Cette chanson est littéralement une crise existencielle dans les méandres cracra de ton crâne et ton coeur et ton âme, enfin bref t'as capté. 

Bon. Bah tout ça pour dire que j'ai acheté du Frappuccino et le reste sans exploser mon budget pour combler un manque alarmant de sérotonine. 

Good job, buddy !