Mon cycle circadien est niqué depuis des mois. On peut pas traverser sa jungle mentale destroy avec un style de vie organisé. Ce serait comme insulter ou trahir une tradition ancestrale (des fois, les traditions, c'est bien. Un peu comme le cahier des charges Moët & Chandon), un rite de passage.
Donc, dans un esprit euh qui est ce qu'il est, je me suis tapée avant hier une nuit blanche de 15h. Ouais, bah con à dire, ça a fait une sorte de mini reset dans ma tête (ou aggravé les choses, va savoir, je m'en rends peut-être plus compte). 15 heures qui ont été mises à profit afin de concocter la soundtrack parfaite quand tout part en couille. Et je te parle pas d'écouter Leonard Cohen ou un truc profond quand ça chie dans le ventilo (bien que honnêtement, pour avoir pratiqué plus d'une fois, une bonne bouteille de vin en compagnie de Cohen, ça fonctionne rudement bien. Pareil pour le combo vin + Chavela Vargas... même si tu entraves que dalle à l'espagnol. T'inquiètes, tu lâcheras des sceaux de larmes avec une facilité déconcertante).
Je te parle de la soundtrack : "Putain quel vaste merdier mais va falloir déambuler de façon cocasse dans une direction un chouïa plus avenante pour le bien-être".
La recette de la muerte girly déglinguée sans se casser le cul :
- La BO de Wolf Of Wall Street
- La BO de Russian Doll
- La BO de Charlie's Angels 1 et 2 (si si, j'insiste)
- La BO de A Simple Favor 1 et 2
- La BO de Birds of Prey (Sway !!)
Ensuite, tu secoues le bordel, fort. Très fort. Et tu rajoutes Good Vibrations des Beach Boys comme une cerise confite (ou la giclée de ton alcool préféré, hein). Drink the fuckin' juice.
Ce truc m'a assez bien lavé mes sentiments intérieurs. Mieux, je dirais que ça a donné une saveur surprenante. Je me suis dit que ça allait être la soundtrack parfaite pour faire un ménage de printemps anticipé mais ô combien salvateur chez moi façon Jordan Belfort au top de sa forme (ou comme mon père, c'est à dire par le vide ; il était pas très Marie Kondo. Parce que voilà, quand t'es dans ta jungle tragi-comique mystique, t'es pas vraiment à jour question lessives et rangement, ce qui est bien normal -- et peut-être même souhaitable).
Du coup, cette nuit, j'ai enfin pu aller me coucher à 23h et me lever à 7h30 !!!! Putain, le regain de normalité sans que ça me donne envie de quicher a été accueilli les bras ouverts par mon être disloqué et enfin un peu content. (certes, encore fragile).
Bref ! Je suis donc partie faire les courses en ayant l'impression d'avoir un peu retrouver ce putain de Mojo perdu depuis des mois. Me sentant pousser des ailes, j'ai carrément eu envie de fêter ça avec un verre de vin, quoi. Puis j'ai réalisé que mon moral était encore beaucoup trop groovy pour s'y risquer (les cuites me donnent littéralement envie de me pendre le lendemain. Sérieusement. Pas pour la forme. C'est comme m'envoyer mon syndrôme prémenstruel sous stéroïdes dans la gueule en random select.) Et je viens à peine de sortir de ma mer rouge endo stade 4 (ouais, je t'en prie, j'aime servir des détails, c'est de bon coeur). Donc, je me suis rabattue sur la glace à la fraise Häagen Dazs qui coute la peau du cul dans un move plein de sagesse.
Faudra aussi que je parle de la soundtrack WTF mais qui marche bien quand tu chiales avec la morve qui dégouline du nez jusqu'au menton.
Au fait, j'ai jamais compris pourquoi plein de gens pensaient juste au Vietnam en écoutant The End des Doors (enfin si, je suis pas con, Apocalypse Now).... Mais gros, t'écoutes les lyrics, des fois ?! Cette chanson est littéralement une crise existencielle dans les méandres cracra de ton crâne et ton coeur et ton âme, enfin bref t'as capté.
Bon. Bah tout ça pour dire que j'ai acheté du Frappuccino et le reste sans exploser mon budget pour combler un manque alarmant de sérotonine.
Good job, buddy !


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire