Je parle de ceux qui kiffent à fond t'enfumer la gueule, ceux qui sont sur le podium du WTF.
Ces êtres forcément différents de toi pour tout et absolument n'importe quoi, ces êtres incapables de véritable main tendue vers l'autre, d'accord à l'amiable. Ce n'est même pas une personnalité basée sur les goûts, les avis ou les croyances. C'est strictement basé sur leur besoin irrépressible d'être hors de la mêlée, au-dessus des autres et jamais avec. Hors champ, hors sol. Dieu plus que Dieu. Être à terre avec les "communs", no way José. Beurk !
N'avoir aucune logique, aucune cohérence fait qu'ils sont un être spécial, plus fort que le faible car moins lisible. C'est niquer la perception, la réalité de l'autre à grands coups de contraire… pas pour une pseudo vérité, mais juste pour rester à la foutue place au-dessus de l'autre.
Tordre la moindre opinion, tous les avis et les faits du monde, penser tout et son exact opposé dans le même souffle uniquement pour t'embrouiller la gueule. Et strictement pour t'embrouiller la gueule.
Ces êtres qui ont absorbé l'idée que toute interaction humaine était toujours un rapport de force servant à nuire à l'intégrité de ce qu'ils sont. Ces gens qui s'imaginent que tout lien est une négociation, un chantage, un marchandage dans l'intention de leur vider les poches du cœur, de la tête et du reste avec.
Leur seul lien avec autrui est d'établir un rapport qui oblige l'autre à ne pas trop les atteindre, pas trop les cerner, pas trop les percer à jour. Être authentique revient à choisir entre la peste et le choléra, donc ce sera ni l'un ni l'autre, mon général. Être vulnérable demande à savoir porter notre caca, nos défauts, nos fautes avec les conséquences. Être vulnérable sous-entend pouvoir être pris la main dans le sac parce qu'on a été "démasqué". Être faillible exige une certaine responsabilité de soi. Être vulnérable, humain, est une chose délicate. Les enfumeurs de tronche n'ont aucune envie de ça.
Ils ont compris que le super pouvoir était de n'être ni A ni B. Eux, ils veulent être la lettre de l'alphabet qui n'existe pas. Toute la puissance du truc tient dans l'idée de ne jamais être ci ou ça mais continuellement n'importe quoi quand ça les arrange.
Une girouette servant leur intérêt et le confort de leur place.
Être ce genre de personne énigmatique attire le regard, fait tendre les oreilles et lever des sourcils. Le mystère, l'inconnu a toujours inquiété et excité les gens. C'est la valse permanente de deux sensations si différentes. Ils sont regardés autant que leur mystère perdure.
Ça a la tronche d'une équation qui ferait chialer n'importe quel matheux du MIT. Sauf qu'en vrai, la vérité est bien plus conne que ça. Ils se cachent en plein jour, ces couillons. Le jour où tu comprends qu'ils sont prêts à te dégueuler un festival de conneries juste pour te garder en orbite avec leur salade et que ça ne sert strictement qu'à ça, bah tu peux enfin leur dire "va te faire fouuutre, enflure".
Ce sont des gens qui soutiennent mordicus ne pas vouloir l'attention d'autrui (ouh lala non penses-tu, on est au-dessus du lot) tout en te tordant la main afin que tu restes pour l'éternité à les regarder. Et si tu chiales, bah c'est de ta faute dans leur univers. Pas parce qu'ils ont des procédés de merde.
Et crois-moi, putain, ce qu'ils veulent que tu les regardes, que tu sois là. Leur came de première qualité, c'est : ton temps, ton énergie, ta loyauté, ta gentillesse, ton empathie, ta compassion, etc. Bref, ce qui fait que t'as un cœur qui bat plus ou moins au bon endroit, quoi.
Ils te vident comme des gros cochons et toi, tu finis par être un raisin tout sec en bout de piste.
Ils te chient à la gueule mais ne savent pas vivre sans toi.
Enfin bref, si tu es en interaction avec ce genre de bipède, fuiiiiis.
Si tu découvres que c'est un membre de ta famille : force à toi, tu vas en avoir besoin. Mais tu pourras survivre en arrêtant d'essayer d'attraper leur fumée avec un filet à papillon quand t'auras compris qu’essayer de les comprendre est exactement ce qu'ils veulent, alors qu'en fait il veulent rien donner, ces gros rats. Y a rien !
Rien, te dis-je.

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