15.2.26

Eating out of the trash

 Oui, je suis toujours en vie ! Ce qui est assez incroyable. Si, si. Tous les matins, je me félicite d’ouvrir les yeux et de respirer. Faut savoir régler ses attentes de façon réaliste.

Je me suis permis de publier une ancienne note (09/09/25) parce que je n’ai absolument pas la force de la torcher à nouveau. Je me suis dit qu’elle en disait pas mal sur ce que je couvais depuis mai. Elle est dure, compliquée. Impossible à écrire deux fois. Pourtant, il y a aussi du positif, et j’y reviendrai.

J’ai aussi torché la note sur les familles dysfonctionnelles, qui se limitera à ça pour le moment. Là, clairement, rien ne sort. C’est amusant… À 28 ans, j’ai été capable de torcher des notes sur mon père jusqu’à l’overdose en ne dormant que 4 heures par nuit durant des mois (oui, c’était laid). Ma mère ? J’écris sur elle à mon père dans un carnet. C’est le chouette truc d’un parent décédé : il ne vous casse plus les couilles et, honnêtement, l’ancien conjoint peut franchement comprendre votre putain de lot de griefs bien cracras. Mon père et moi, nous nous entendons donc fort bien ces temps-ci, je te dis pas.

J’ai bouffé un Xanax ce soir. Au bout de dix mois dans mon bordel, mon corps et ma tête m’ont dit : « Meuf, c’était courageux de ta part de dégueuler ta merde, de chialer, de comprendre le caca, mais là, t’as grave besoin de repos, de souffler, d’avoir une vraie nuit (et même deux, hein). Bref, un break salvateur si tu veux pouvoir reprendre ta vie en main sans finir en prison ou en HP. »

Enfin, toutes ces petites notes sur mon blog aujourd’hui n’auraient sans doute pas été possibles si je n’avais pas lu la dernière note de Frankie à mon réveil. Courage, meuf ! J’ai ressenti une énorme compassion pour toi, ton henné et Placebo en fond sonore (en août, c’était Nirvana pour moi).

Il est 3 h 38 du matin, le film Panic Room tourne en fond, car je suis une femme au goût sûr et avisé, comme vous l’avez remarqué. 

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