26.1.26

Good luck, babe !


Écrire la douloureuse, cette satanée première note.

Dieu me regarde et il sait combien j’ai du mal. À quel point écrire m’est devenu si bizarre et pénible. Et c’est précisément parce que c’est devenu une corvée scabreuse que j’ai décidé de recycler cet ancien blog privé en blog tout à fait ouvert avec un accès aux commentaires (si vous voulez m’encourager, par exemple).

Une pulsion. Un contre-courant à tout ce que je ressens. Un foutu saumon.

Tout sera sans doute en random select, mal écrit, mal foutu. Tant mieux. Con à dire, c’est précisément ce que j’attends de ce blog. Toutes les photos seront volées sur Pinterest, en bonne pirate paresseuse qui se respecte, et seront sans doute la plupart du temps sans aucun rapport avec ce que j’écrirai.

Oui, voilà. Autrement dit, ne comptez pas sur moi pour faire un effort. J’ai moi-même abandonné cette idée et c’est exactement pour ça que je me suis dit : « Hey, ça me semble être une belle perspective pour ouvrir un blog public, dis donc ! » (Why not ?!)

Je ne sais plus écrire bien. Nope. Je n’arrive même pas à avoir une ligne directrice, sauf peut-être de vagues idées qui ont parsemé tous mes anciens blogs. Y a un semblant de colonne vertébrale, mais tout le reste part en sucette.

Et bizarrement, ironiquement même, ce blog a la même odeur que mon tout tout tout premier blog.

Il y a peut-être quelque chose de beau à être si morcelée de l’intérieur, d’en chier des ronds de carotte et tenter de l’écrire malgré tout quand on a l’impression qu’il ne nous reste plus que ça (tout don de chocolat et/ou de Prozac sera apprécié).

C’est étrange d’avoir 39 ans (enfin, 40 en juillet, hein) et de se surprendre à donner la main au petit moucheron qu’on était. Genre, vraiment lui tenir sa foutue petite main.

Polly.

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